La gouvernance et le contrôle interne bancaire au Mali sur la période 2021-2025 : enjeux, défis et perspectives
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.23280706Keywords:
Gouvernance bancaire ; Contrôle interne ; Risque bancaire ; Mali ; BCEAO.Abstract
Cette étude analyse l’impact des mécanismes de gouvernance sur l’efficacité du contrôle interne dans les 14 banques maliennes agréées sur la période de 2021-2025. En mobilisant la théorie de l’agence et le référentiel COSO 2013, nous testons trois hypothèses : taux d’indépendance du conseil d’administration, conformité du comité d’audit et taux de procédures de contrôle interne écrites. A partir d’une enquête menée auprès des directions d’audit interne et d’une modélisation économétrique, les résultats montrent que le modèle de régression est globalement significatif F = 4,89% ; P = 0,025 < 0,05 et explique 48% de la variance de l’efficacité du contrôle interne bancaire R^2 ajusté = 0,48. L’analyse des coefficients révèle que la conformité du comité d’audit (β2= 0,71 ; Bêta = 0,61 ; t = 2,84 ; p = 0, 018 < 0,05 ) est le déterminant le plus fort. Le taux d’indépendance du conseil d’administration (β1= 0,42 ; Bêta = 0,32 ; t = 2,28 ; p = 0, 047 < 0,05) et le taux de procédures de contrôle interne écrites (β3= 0,48 ; Bêta = 0,35 ; t = 2,33 ; p = 0, 042 < 0,05) sont significatifs. Au regards des résultats obtenus, l’étude recommande la digitalisation du contrôle interne pour automatiser et sécuriser les procédures, la formation du comité d’audit pour renforcer ses compétences en matière de risques et de contrôle, et l’application stricte des règles édictées par la BCEAO afin de garantir la conformité et l’efficacité du système de gouvernance bancaire au Mali.



















